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La maltraitance systémique déguisée en développement personnel. 

Dernière mise à jour : 5 févr.


On en parle?


Depuis quelques années, le développement personnel s’est invité partout dans l’entreprise.

Coaching, résilience, gestion du stress, intelligence émotionnelle, mindfulness, leadership conscient…

 

Sur le papier, tout est beau.

Mais sur le terrain, je vois autre chose.

 

Je vois des personnes :

  • lucides,

  • engagées,

  • sensibles au collectif

  • et profondément humaines,

 

à qui l’on demande encore :

  • de s’adapter,

  • de « travailler sur elles »,

  • de « prendre du recul »,

  • de « mieux gérer leurs émotions »,


alors que le cadre, lui, reste incohérent.

 

Quand une organisation est mal structurée,

quand les décisions sont prises depuis l’ego,

quand la vision est floue ou jamais incarnée,

demander aux individus de se transformer devient une violence silencieuse.

 

C’est ce que j’appelle de la maltraitance systémique déguisée en développement personnel.

 

On soigne les symptômes chez les personnes pour éviter de regarder le problème du système.

 

On renvoie la responsabilité à l’individu

alors que c’est le cadre qui est malade.

 

Et ce sont presque toujours les plus conscients qui paient le prix car :

  • ils compensent,

  • ils portent,

  • ils tiennent

puis ils s’épuisent.

 

Le développement personnel n’est pas le problème,

Il peut coexister avec une transformation systémique (et même l'accélérer quand les leaders s'y soumettent aussi).


Le problème n'est pas l'outil, mais son usage asymétrique :

quand seuls les subordonnés sont invités à "se transformer" tandis que le pouvoir reste exempt de questionnement.

 

Il devient un problème quand il sert à maintenir des systèmes dysfonctionnels.

 

Une organisation saine ne demande pas aux individus de se suradapter pour survivre.

 

Elle commence par :

  • clarifier son essence,

  • assumer sa vision,

  • aligner ses décisions,

  • prendre sa part de responsabilité.

 

Le reste suit naturellement.

 

Et parfois, la vraie transformation,

ce n’est pas d’aider les personnes à tenir plus longtemps.

 

C’est de changer le cadre dans lequel on leur demande de tenir.

 


 
 
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